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Aviation d'affaire, par Michaël Bernhard

Aviation d'affaire à Sion, de l'idéologie à la réalité.

Aviation d’affaire à Sion, de l’idéologie à la réalité.

La gauche valaisanne s’inquiète des conséquences climatiques liées au développement de l’aviation d’affaire à l’aéroport de Sion. Après le retrait des Forces aériennes, il fallait bien trouver une nouvelle cible! Bénéficiant d’un certain soutien médiatique, cette rengaine catastrophiste entre peu à peu dans l’inconscient populaire. Est-ce vraiment si grave ? La qualité de l’environnement est-elle menacée par cette activité aéronautique ?

Regardons les chiffres de plus près : l’aéroport de Sion a comptabilisé l’année dernière un peu moins de 6500 mouvements de jets d’affaire. Un mouvement étant soit un décollage ou un atterrissage, cela représente 3250 atterrissages et autant de décollages. En divisant ces chiffres par 365, on obtient une moyenne de 9 atterrissages et 9 décollages par jour ! Le trafic commercial subit une très forte variation saisonnière avec un pic d’activité en hiver. Cette fluctuation peut donner la fausse impression que ces chiffres sont trop bas mais les statistiques démontrent le contraire.

Le segment de l’aviation d’affaire et touristique génère plus d’une centaine d’emplois à Sion ainsi que des retombées économiques directes et indirectes conséquentes pour l’ensemble de notre région. Créer des emplois qualifiés ou encore développer une activité économique à forte valeur ajoutée dans une région alpine comme la nôtre ne va pas de soi !

Oui, le Valais a besoin d’un environnement sain et durable ! Cela nécessite un subtil équilibre entre protection de l’environnement et activités économiques. Quittons le terrain de l’idéologie et considérons la réalité telle qu’elle est. Cela nous permet de prendre les bonnes décisions pour le bien-être de toute la population.

Michaël Bernhard, Conseiller général